Comment s’emparer des mots du “Leadership” ?

Et si faire partie des leaders et non des victimes ne dépendait que de nous ?

Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, il faudrait se demander d’abord ce que l’on entend par leader et ce que l’on entend par victime.

Nous avançons ces deux termes en corrélation avec la façon dont nous manageons notre vie, avec la façon dont nous percevons la réalité, avec la façon dont nous tissons le rapport à l’autre et avec nous-même, mais aussi avec la façon dont nous appréhendons les évènements qui arrivent au cœur de notre quotidien.

En d’autres termes, choisir d’être leader ou d’être victime c’est comme choisir entre deux chemins qui s’offrent à nous et que de manière à la fois consciente et inconsciente nous allons faire soit le choix n°1 soit le choix n°2.

Etre leader signifie transformer tout ce qui vient à nous et tout ce qui est en nous en moteur pour avancer, se parfaire, s’améliorer dans tout nos domaines personnels comme par exemple au travail ou en famille.

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C’est prendre le volant de sa vie et non pas laisser le volant à nos doutes, à nos peurs, nos angoisses ou tout simplement en mettant tout sur le compte de notre « passé ».

Beaucoup d’entre nous avons tendance à se dire que se mettre dans une posture de leader ne concerne que ceux qui ont cela « dans le sang ». Pourtant, il serait peut-être temps de se demander si nous n’essayons pas plutôt de se trouver des excuses car nous ne croyons pas qu’un leader sommeil en chacun d’entre nous. Et pourtant…

Pourtant, ce leader existe. Mais pour le faire exister dans notre réalité, il n’appartient qu’à nous que de lui porter un véritable intérêt. Vous savez un peu comme ce petit enfant qui se trouve au seuil de l’entrée et attends timidement votre autorisation pour passer le pas de la porte.

Malheureusement, nous avons bien souvent tendance (et parce que c’est le plus facile à faire) de laisser rentrer sans même besoin d’autorisation, la partie « victime » qui est en nous et que nous nous nourrissons à volonté.

ROBIN SHARMA, RECONNU DANS LE MONDE DU COACHING NOUS LIVRE SON OBSERVATION ET SES CONSEILS POUR PASSER D’UN STATUT DE VICTIME A UN STATUT DE LEADER

  • L’IMPACT DU CHOIX DES MOTS QUE NOUS PRONONÇONS.

L’un des plus gros fournisseurs en nourriture qui alimente notre statut de victime ou de leader ?

La nourriture dont on parle peut-être diverses et variée, mais la plus abondante est le vocabulaire ou le champ lexical que nous employons sans cesse au quotidien.

Les mots nous façonnent, que ce soit d’un point de vue physiologique ou émotionnel. Pourquoi ? Car les mots ont un pouvoir de conditionnement extrême sur celui qui les emplois ou qui les entends tout simplement.

Prenons l’exemple d’un point de vue physiologique.

En lisant les phrases suivantes, concentrez-vous sur l’effet que les mots ont sur votre corps, car oui le corps réagit et capte toutes les ondes que vous lui envoyez : « je ne me sens pas bien », « je me sens tellement lourde et fatiguée… », « regarde comment ce temps est grisâtre, on dirait que le ciel va nous tomber sur la tête », « plus j’y pense plus tout cela me plonge dans une grande tristesse… ».

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C’est exactement le même principe que la marguerite qui s’ouvre au soleil. Lorsque le soleil génère sa chaleur autour de lui, la fleur s’ouvre et tout respire.

Mais lorsque le soleil n’est pas présent et que le froid prend place, la fleur se referme et s’affaisse sur elle-même.

Il en est donc de même pour les mots remplient de chaleur, d’énergie, de lumière comme des mots sans vie, froids, sans couleurs ni chaleur. Les mots confèrent ou confisquent au corps la vitalité et l’énergie que celui-ci requiert pour être dans une dynamique de victime ou de leader dans sa vie.

  • NOUS AVONS LE CHOIX CHAQUE JOUR D’ETRE UN LEADER OU UNE VICTIME

On a le choix chaque jour, au travail, à la maison, lors de nouvelles rencontres de développer un vocabulaire de victime ou un langage de leader.

Les mots sont puissants… Au point de pouvoir détruire des nations er déclencher des guerres qui se chiffrent à des millions de morts. Lorsque les mots sortent de la bouche des dictateurs et que ceux-ci ont un tel impact c’est parce qu’ils choisissent leurs mots et qu’ils savent excellent bien les utilisés avec des objectifs précis.

Quant aux autres champs lexicaux qui vous mets des barrières au bon aboutissement de vos objectifs, mettez-les eux en prison ! Et même si cela vous brûle souvent la langue de les prononcer, reprenez le dessus et tenez le coup !

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La force de la parole est telle qu’elle peut soit construire le monde soit le détruire. Alors nous vous laissons imaginer lorsque l’on utilise la puissance des mots pour nous détruire nous-même ? Le mécanisme est le même. Lorsque vous vous levez chaque matin, décidez-vous d’être un dictateur avec vous-même et donc de vous transformer en victime ? Ou décidez-vous de prendre l’exemple sur Nelson Mandela, Martin Luther King qui usent des mots remplit d’espoir, de force, de conviction et de détermination pour alimenter le statut leadership?

Des mots, ils en ont fait des moteurs de créativité, de renouveau et de transformation sur chaque homme qui les écoutent et qui finissent par se les approprier. Les mots peuvent vous extirper d’une prison mentale dans laquelle vous avez toujours évolué et vous faire remonter à la surface d’un monde nouveau.

Utilisez des mots « tremplins » toujours portés vers un objectif précis, à la recherche d’un devenir précis et concentrez toute votre stratégie « lexicale » pour avancer vers cet objectif.

Utiliser les mots comme le font les leaders incontestés c’est finalement se permettre de s’auto-coacher, de créer un coach en soit qui nous pousse au positivisme et à la transformation de notre état d’esprit, en un état d’esprit ouvert sur le monde (comme la marguerite qui s’ouvre au soleil) et qui nous permet de se remplir d’énergie qui nous pousse vers le haut et non qui nous bouffe un peu plus chaque jour.

  • L’EMPLOI DES BONS MOTS PERMETTENT DE S’ACCLIMATER A UN ENVIRONNEMENT QUI NE DÉPEND PAS DE L’EXTÉRIEUR, MAIS UNIQUEMENT DE NOUS-MÊME

Adopter un langage de victime c’est bâtir et étendre autour de soi et à l’intérieur de soi un champ toxique. Un peu comme quand nous entrons dans une zone de danger où il n’est pas bon de se trouver.

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Imaginez une bulle dans laquelle vous vous trouvez, avec plein de fumée et dans lequel il n’est pas bon de respirer. Les mots négatifs sont les produits de cette fumée qui finit invariablement par s’immiscer à l’intérieur de vos poumons et dans toutes les autres parties de votre corps. Du coup… nous finissons souvent par avoir « du mal à respirer », à dire que l’on se sent « étouffé ». Mais cela va encore plus loin… nous rendons notre corps addict à ce vocabulaire. Notre foie, nos poumons se nourrissent de ses mots chargés de négatifs et « demandent leur ration » au quotidien. Que nous reste-t-il donc à faire ?

Comme une personne qui a fumé un à deux paquets de cigarettes par jour pendant des années et qui souhaite arrêter pour gagner en énergie et en santé, il en est de même pour les personnes qui ont usé de mots négatifs pendant des années et qui souhaitent récupérer en énergie et santé psychique !

Changer de champ lexical radicalement.

De passer des « je ne peux pas » aux « je vais y arriver », du « je n’aime pas ça » aux « j’adore faire ci et faire ça », des « cela m’ennuie » aux choses qui vous inspirent et vous fait vibrer, de ce qui bouche ou vous fend le cœur à ce qui vous l’ouvre, des « choses qui ne marchent » à celles qui marchent et marcheront pour vous, de « ce qui me peine » à « ce qui me fait plaisir »….

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Vous l’avez compris, la liste est infinie est nous vous conseillons de l’allonger au maximum.

Ecoutez-vous, observez-vous et donnez-vous comme premier petit jeu à expérimenter au quotidien: le vocabulaire que vous employez. De jauger en premier lieu s’il est plus porteur d’ondes positives ou d’ondes négatives et quel impact il a su votre mental, votre perception du monde et sur votre corps sur le court, moyen et long-terme.

Dressez ensuite une liste des mots que vous employez.

Joan Didion exprime bien la nécessité de mettre les choses face à soi : « je ne sais pas ce que je pense jusqu’à ce que je l’écrive ».

Prenez une feuille blanche est dressez les listes des mots négatifs et positifs que vous employez, pour ensuite transformer les mots à consonances négatives en positives. Puis enfin relier tout ce changement à vos objectifs de vie.

Ainsi, vous dressez face à vous un attirail de mots qui gonfleront votre quotidien d’énergies positives, qui transformeront votre bulle de fumée en bulle bien plus large, transparente, où la lumière peut passer et vous réchauffer le corps. Accoutumer alors votre corps à ses énergies et sensations nouvelles, au point qu’il ne supporte plus la froideur des mots auparavant tant utilisés.

  • NOUS CHOISISSONS LES FILTRES QUE L’ON POSE SUR NOTRE REALITE

La réalité est celle que l’on se dessine mais cela ne veut pas dire que ce soit la réalité vraie. Celle-ci nous apparaît selon le filtre intermédiaire que nous lui choisissons, comme-ci chaque jour nous avions une palette de différentes lunettes qui nous montrent la vie qui nous entourent de manière différente.

Mais quelle est la paire de lunettes que vous décidez de prendre le plus souvent chaque matin ? La rose ? La noire ? La grise ? La jaune ? La verte ?

Quand on est bébé les parents utilisent le langage qu’ils ont appris quand ils étaient enfants et il est vrai que nous sommes soit face au langage de victimisation soit de leadership. Nous devons donc apprendre à nous créer notre propre filtre de la réalité pour s’extirper du filtre dans lequel nous avons baigné dans notre tendre enfance si celui-ci est un langage de victimisation. Et ce n’est pas seulement en fonction de nos parents, mais également en fonction de notre entourage proche comme les amis ou l’environnement dans lequel nous avons évolué.

Ainsi, pour vous donner de vrais repères dans votre progression de langage et mot employé, vous pouvez vous imaginez chaque jour quelle couleur de lunette ressort sur votre nez.

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Par exemple, que même si vous avez passé une journée remplit d’imprévus et d’embûches mais qu’au lieu de vous plaindre vous avez employé des mots qui vont vous ont aider à préserver votre énergie positive, à prendre du recul sur les incidents, à vous dé-focaliser de « ce qui ne va pas » et vous recentrer sur ce qui va et toutes les opportunités qui se créent autour de vous…

A ce moment-là, visualisez la couleur des lunettes, la couleur du filtre, qui teinte votre réalité et si la teinte est terne c’est que vous n’êtes pas dans la dynamique d’un leader mais d’une victime… En revanche, si votre filtre est de couleur « colorée » c’est que vous managez votre vie comme il faut, que vous êtes sur la bonne lancée !

Pour terminer, une petite observation est à retenir : nous ne vous demandons de parvenir du jour au lendemain à une dynamique de leader… mais de développer de plus en plus son champ d’expression positive et d’existence. Le travail est avant tout à cibler dans les domaines où vous vous sentez dans une posture de « victime », où vous utilisez un langage de “victime” … Faites-vous une joie d’appliquer toutes les petites astuces (petites certes mais fichtrement efficaces !) dès que l’occasion se présente…

Et vous verrez, combien le pouvoir des mots lorsqu’ils sont bien utilisés peuvent colorer votre intérieur donc votre extérieur !

A vos lunettes !