Comment utiliser l’effet miroir et adapter son langage ?

Se connecter à l’autre c’est comme se connecter au monde, à ce qui vit et à vivre l’instant présent dans toutes ses molécules. Créer du lien authentique avec l’autre c’est connecter le cœur au cœur au point où tous ce qui se trouve autour de vous s’efface car votre disponibilité est entièrement dédiée à celui ou celle qui vous fait fasse.

Se connecter à l’autre au sens profond du terme c’est s’enrichir, donner, découvrir ce que l’autre nous propose et ce que nous lui offrons en retour de plus précieux : nous-même.

Se connecter à l’autre véritablement c’est rentrer dans son monde et y naviguer avec lui, que ce soit dans un bar, dans la rue, au téléphone. C’est se retrouver en l’autre, se sentir confortable avec lui aussi et lui permettre d’exister tel qu’il est vraiment.

pablo-gentile-587380-unsplash.jpg

Se connecter à l’autre permet en somme de s’extirper du monde des « faux-semblants », où le paraître surplombe l’être à tout bout de champs, presque malgré nous. Appliquer cette connexion permet finalement de rentrer dans un nouveau monde, un monde dans lequel nous parvenons à rentrer de temps en temps mais bien loin d’y rentrer tout le temps, chaque jour de notre quotidien.

Ce monde se nomme le monde de l’autre. Parce que oui, il existe autant de monde, autant d’univers que d’être humain sur Terre. Pourquoi ? Parce qu’au même titre que notre ADN, nous sommes tous uniques. Avec notre histoire personnelle, notre perception de ce qui nous entoure, nos aspirations, nos doutes, nos sentiments, toute ce mélange complexe qui se trouve en nous et qui finalement offre à chaque être humain la possibilité de poser une emprunte incomparable à ses semblables sur ce qu’il touche de la main ou du regard.

En somme, se connecter à l’autre c’est avoir la possibilité à chacune des rencontres que vous faites dans la journée, de voyager d’un territoire à un autre, comme-ci finalement vous preniez l’avion au moins trois à quatre fois au quotidien !

Nous ne parlons pas seulement des rencontres « officielles » (au travail, avec vos amis, votre famille) mais de chaque opportunité à être en contact avec l’autre tout simplement.

Nous avons tous un langage différent, une manière d’interagir, de s’exprimer, que ce soit autant dans le langage verbal que non verbale. Ce dernier correspond à 93% des éléments qui habite une communication entre deux ou plusieurs personnes. Les mots que l’on sort de notre bouche ne sont le résultat que de 7% au cours du communication. Le reste est ce qui porte notre message, ce que l’on dégage à travers notre gestuelle, notre expression faciale, notre posture, le ton et le rythme de notre voix, notre respiration… Le non verbale est finalement le cumul (avec en supplément notre champs linguistique) de l’impression générale que l’autre nous donnera sur lui. De plus, toutes les informations que nous captons en une fraction de seconde sont des paramètres qui s’enregistrent en nous sans que l’on puisse même le contrôler.

L’idée est donc d’accentuer notre curiosité à découvrir l’autre, d’aller au-delà de cette fraction de seconde et réaliser que bien des choses nous avaient échappé : celle de la véritable découverte de l’autre.

LES CONSEILS EN OR D’ANTHONY ROBBINS POUR UNE COMMUNICATION UNIQUE

Anthony Robbins, l’un des plus grands coach de notre décennie nous donne des clés en or pour changer du tout au tout notre rapport à l’autre et lui donnait toute sa véritable dimension.

Il fait d’abord le constat de plusieurs choses commun à nous tous :

Qu’avoir le juste rapport avec ceux avec qui nous rentrons en contact est un pouvoir sans limite et d’un enrichissement sans nom pour tous les domaines de nos vies.

Le bon rapport signifie d’avoir une totale réactivité et sensibilité entre deux personnes. Quand il y a une réactivité l’un envers l’autre, cette connexion provoque une « étincelle », cette chose qui fait qu’un lien se crée et que l’on peut presque voir se former à l’œil nu.

jamie-street-512689-unsplash.jpg

Tout le monde veut créer du rapport mais la plupart des gens créés du rapport avec ceux qui sont comme eux et perdent l’opportunité d’en créer avec les autres qui sont différents d’eux. Pourtant ne gagnerait-on pas encore plus à côtoyer des personnes qui nous embarque dans de nouveaux univers et nous feraient découvrir au passage des parts en nous que nous ignorions jusqu’à ce jour ?

Résultat, nous pouvons très vite être limités dans notre ouverture au monde et c’est exactement sur ce point-ci qu’Antony Robbins souhaite nous donner des clés inestimables afin que l’on puisse monter de niveau en termes de communication et d’interaction avec l’autre. L’objectif est finalement de vivre des rencontres uniques à chaque rencontre !

Il explique en premier lieu que si l’on vous demandait d’aller dans un bar pour créer liens en engageant la conversation avec plusieurs questions il est fort probable que ce soit un flop. Les questions ne créées pas de liens, les questions sont des outils pour creuser, fouiller, chercher… Avant de poser des questions il faut trouver quelque chose qui crée un lien à partir de l’émotionnel en termes de point commun, un terrain de jeu commun… ce sentiment d’avoir des choses en commun avec l’autre jusqu’à même se dire d’un air complice : « ah… Nous sommes pareils ! »

Quand on sent que l’on a quelque chose en commun on crée cette étincelle.

Mais le problème est que la plupart des personnes utilisent les mots pour créer un terrain commun ou un sentiment commun.

MILTON ERICKSON OU CELUI QUI RÉVOLUTIONNA LA COMMUNICATION AVEC L’AUTRE

Ce qui marche tout le temps c’est le « matching et le mirroring » soit l’adaptation à l’autre grâce à l’observation pour appliquer ensuite la phase n°2 qui se nomme la technique de l’effet miroir ou plus communément : la synchronisation.

max-bender-480506-unsplash

Ces techniques sont arrivées il y a une quarantaine d’années de cela grâce au docteur Milton Erickson qui était un génie. Il était psychologiste et hypnothérapeute.

Il comprit que l’on avait une partie consciente et inconsciente en nous et que l’inconscient est bien plus puissant et aussi grand que la partie cachée d’un iceberg (si nous devons vous donner une image !).

C’est cette partie qui nous fait battre notre cœur à différentes variations en fonction de ce que l’on vit sans que l’on y pense chaque jour, que nous marchons sans perdre l’équilibre et toujours sans y penser de comment est-ce possible que mon corps bouge avec harmonie sans avoir à y penser… comme-ci une machine géante permettait d’automatiser tout cela. Milton Erickson a alors compris que si c’est l’inconscient qui régule le tout depuis la racine, il pouvait activer le changement en l’homme si l’on influait directement sur… L’inconscient.

Atteint de polio il fut immobilisé sur une chaise roulante et passa donc la grande partie de son temps à observer les gens. Il déduit alors une chose fondamentale et d’une ingéniosité sans nom : être dans une réactivité et une sensibilité à l’autre permet de créer un terrain en commun et créer un terrain en commun c’est amener l’autre à nous aimer puisque nous lui ressemblons et… Rappelons encore une dernière fois : les gens aiment les gens qui sont comme eux, qui leur ressemblent ou à qui ils aimeraient ressembler.

Une conversation célèbre avec un de ses patients montre comment Milton Erickson faisait pour s’adapter à n’importe quels types de patients :

– « J’ai déjà tout essayé… »

– « Je suis sûr que vous avez tout essayé à la surface mais nous n’avez pas essayé ça… ce qui signifie que vous n’avez rien essayé du tout puisque tout se passe en dessous de la surface et la surface se nomme l’inconscient… alors je pense que vous devriez rester. »

Il communique comme les gens communique avec lui. Quelque soit le message que vous envoyé il se calque au même. Et ensuite il les ramène à lui.

On appelle cela se synchroniser à l’autre pour prendre ensuite le leading de la conversation.

LE SUPERPOUVOIR DE LA SYNCHRONISATION OU DE L’EFFET MIROIR : MODE D’EMPLOI

Nous faisons tous de la synchronisation, au quotidien et de façon quasi-inconsciente. Sans même sans rendre compte, nous nous mettons bien souvent au même rythme que l’autre en terme de gestuelle, de ton de la voix ect…

La synchronisation est si simple, nous le faisons tous mais le problème est que les gens attendent d’avoir assez de mots en commun, ensuite la voix en commun et la gestuelle en commun mais les mots sont seulement de 7%, ils ne marchent pas tout le temps. En plus nous jugeons les gens selon leur style car le style est le plus important à l’initial.

Une personne peut avoir beaucoup de profondeur et pas le style et les gens n’entendent jamais un mot de ce que dit cette personne, ce en quoi elle croit, qui elle est vraiment parce que le style ne suit pas ou est trop lointain de l’autre. Humainement parlant, c’est du moins ce qui se passe lorsque l’on ne fait pas l’effort de surpasser cette première étape d’observation.

teddy-kelley-98551-unsplash.jpg

Se synchroniser à une personne et se fondre totalement dans son univers demande de rassembler plusieurs conditions techiniques… du moins si vous souhaitez capitaliser au maximum la création de liens authentiques avec l’autre.

Condition n°1 : Se synchroniser à la voix de l’autre et à son champ lexical

Prendre le même ton de voix que l’autre, le même rythme, la même emprunte vocale est une très puissante technique pour créer un contact fort avec l’autre et cela s’applique même au téléphone. Nous vous invitons d’ailleurs à tenter l’expérience une fois cet article terminé.

Pourquoi ? Parce qu’inconsciemment, le jugement que l’on porte sur une personne est énormément influencé par le ton, le rythme et le volume de la voix.

Se calquer aux propriétés verbales et vocales de l’autre favorise de manière exponentielle un terrain commun avec l’autre.

En plus de savoir bien utiliser sa voix, il faut aussi être attentif aux « mots clés » que l’autre emploie et le définit vraiment en tant qu’interlocuteur spécifique. Chacun à sa propre définition des mots. Le mot « amour » par exemple prendra autant de signification différente que de personnes interrogées sur le sujet. Résultat si nous employons d’autres mots « approximatifs » alors que selon nous nous cela veux dire la même chose… nous créons une distance entre vous et votre auditeur puisque vous vous éloignez d’un rapport de « justesse » avec l’autre.

Lorsque l’on utilise les mêmes mots, l’autre se sent totalement écouté, compris donc connecter à vous. Il pense que vous vous ressemblez, que vous êtes aussi intelligents que lui. Pas mal non ?

Condition n°2 : Se synchroniser à la gestuelle de l’autre

La posture est très importante. Si une personne est tendue soyez tendus, si elle est relax faites-en de même. En effet, nous sommes dotés d’une gestuelle idiosyncratique qui est une prédisposition particulière de l’organisme qui fait qu’un individu réagit d’une manière personnelle à l’influence des agents extérieurs. En somme, nous avons tous une gestuelle singulière, bien à nous et qui dessine instantanément une grande part de notre identité. Repérez donc les gestuelles « clés » et redondantes de l’autre pour vous calquez à elles de façon toujours subtile ou naturelle.

sidharth-bhatia-131092-unsplash(1).jpg

Nous sommes tous dotés de « capteurs », comme de petites antennes invisibles qui nous permets de notifier les points communs et les différences avec ceux et celles qui gravitent autour de nous. Lorsqu’une personne a la même gestuelle ou attitude que nous, nous le remarquons de suite et comme intrigué par elle, nous nous disons inconsciemment : « tiens voici un potentiel ami ! Nous sommes sur la même longueur d’onde ».

Milton Erickson nous apprend donc que même si à l’origine nous sommes différents gestuellement parlant de l’autre, la synchronisation permet de changer la donne et de se calquer à l’autre.

Les mécanismes de la Nature sont d’ailleurs des livres ouverts sur l’interaction entre les choses et les êtres. Et concernant la synchronisation de la gestuelle, l’exemple des horloges tombe à point nommé. En effet, savez-vous que lorsque plusieurs horloges se trouvent dans le même espace, au bout d’un certain moment, ils prennent toutes le même rythme, exactement le même tempo alors qu’au départ elles étaient dans un tempo différé l’une de l’autre ? Et bien vous savez quoi ? Il en est exactement de même entre les humains !

Antony Robbins nous lance le défi d’expérimenter le phénomène : faites l’expérience dans un restaurant par exemple sans forcément regarder ni parler votre « cible », juste faire le miroir pendant 5 à 10 min de sa gestuelle mais de façon très naturelle. Nous ne singeons pas la personne, nous nous connectons uniquement gestuellement à elle. Par exemple, décroisez les jambes mais pas en même temps… seulement en parlant. L’autre ne verra rien mais l’impact devient réel sur l’autre.

Ensuite par exemple prenez votre verre puis reposez-le, et ceci à plusieurs reprises s’il le faut… Vous verrez ensuite que sans que la personne visée ne s’en rende compte, en fera de même peu d’instant après… Bingo vous avez pris le leading de la partie !

Il y a donc deux phases qui sont l’entrainement puis le leading pour que votre synchronisation soit complète.

Condition n°3 : Se synchroniser à l’expression faciale

L’expression facile fait également bien évidemment partie des 93% de communication non verbale et donc se calquer et se familiariser aux expressions faciales de l’autre (toujours avec subtilité ni lourdeur) est super puissant pour gagner en symbiose avec l’autre.

peter-lloyd-609343-unsplash

Bien souvent, les personnes vont employer la technique du « regard accrocheur » mais celle-ci n’est absolument pas une solution si elle n’est pas adaptée à la personne qui se trouve face à vous, voir la faire fuir ou la mettre mal à l’aise. Le lien peut-être carrément coupé. Rappelons une fois encore que nous aimons ceux qui nous ressemblent… Si une personne est de type « regard accrocheur » calez-vous à elle mais si son regard est par exemple lointain lorsqu’il vous parle faites-en de même. L’autre se sent alors « pareil que vous », jouant sur le même terrain de jeu.

Condition n°4 : Se synchroniser à la respiration

La synchronisation à la respiration est sans aucun doute l’une des techniques les plus puissantes pour rentrer en concordance parfaite avec l’autre. N’avez-vous pas déjà vécu ce moment… Lorsque vous inspirez et expirez à la même cadence que l’autre et combien comme par magie cela vous rends extrêmement proche de l’autre ? Comme dans une bulle intime ou du moins personnelle.

kevin-delvecchio-273275-unsplash

Condition n°5 : Se synchroniser à l’espace vitale de l’autre

Nous parlons ici de savoir jauger la proximité physique parfaite entre vous et l’autre. Jauger si nous sommes trop proches ou trop loin pour être véritablement connectés à l’autre. Lorsque nous sommes trop proches, que nous « empiétons » sur la zone vitale de l’autre, il est quasiment impossible d’établir une connexion avec lui car il se sent très vite étouffé et enfermé. En revanche quant au fil de l’échange vous parvenez à jauger la proximité parfaite avec lui, la synchronisation est plus que favorisée. C’est un jaugeage constant qui peut évoluer bien évidemment durant l’échange.

Plus concrètement parlant il faut utiliser son sens d’acuité, sa sensibilité à ressentir l’espace vitale de l’autre, ajuster toujours. Regardez la réaction initiale. Parce que si vous êtes trop près de leur espace vital ils ne peuvent pas même écouter ni penser.

Par exemple si on est trop proche la personne va essayer de chercher de l’espace autrement en tournant la tête par exemple.

Condition n°6 : Se synchroniser grâce au toucher :

La physiologie englobe 95% de notre communication lorsque l’on est en interaction avec l’extérieur. La notion de toucher est donc également primordiale. Observez comment la personne touche l’autre personne. Comme une tape dans le dos, comment il sert là main ect… Pour vous synchronisez à lui. Tout est langage, verbale ou non verbale, tout parle même lorsque nous pensons « ne pas s’exprimer ». Notre corps s’exprime tout le temps sans cesse et envois toujours des messages continus.

L’utilisation du toucher est également puissante lorsqu’on le lie à la parole. Par exemple, lorsqu’à la fin d’un échange avec l’autre nous lui disons « merci », ce « merci » n’aura absolument pas le même impact que si nous posons la main sur l’épaule de l’autre en même temps.

En somme, tout se trouve dans le geste et qui est souvent bien plus puissant que tout ce que nous pourrions dire.

Alors, prêt à rentrer dans une nouvelle ère relationnelle ? Ne perdez plus une minute, votre vie va changer.