Les études supérieures, what else !?

Après quelques jours de vacances à Tétouan, passés à la plage sous le ciel éclairé par un beau soleil et devant une mer méditerranéenne à eau transparente et douce, l’heure est venu pour vous raconter la suite de mon parcours 🙂

La dernière fois, j’ai parlé de l’année dure du baccalauréat et d’un de mes objectifs qui était de quitter le Maroc pour partir étudier en France. Et je me suis arrêté à mon arrivé à Strasbourg, la ville verte ici. Comment j’ai pu accéder à une école d’ingénieur ? Et quel était mon ressenti ?

Premiers jours

Le choix d’une voie post-bac n’était pas facile. Entre Classes préparatoires, DUT, IUT et BTS, j’étais perdu. Or ce qui était clair dans ma tête, c’est que je voulais la voie qui garantissait l’accès à une école d’ingénieur. Après quelques recherches, je me suis aperçu que le choix le plus sûr était le plus difficile. J’ai tout de même opté pour des classes préparatoires scientifiques en Physique et Technologie.

Mon réconfort était le terme Technologie. J’imaginais tout ce qui me passionnait de près ou de loin. Des cours en informatique, des travaux pratiques en électronique et des présentations en modélisations 3D. J’étais loin d’imaginer la suite :p

Dès les premiers jours dans la classe, la pression était palpable. Les professeurs arborait un air sérieux et ferme. Un grand tableau noir ornait l’entrée de toutes les salles de cours. Des quantités énormes de craies blanches allaient servir à son utilisation. Et un petit lavabo derrière les portes d’entrée, allait permettre de mouiller un chiffon marron et nettoyer le tableau entre autres 😀 (Voir un lavabo fonctionnel était une première pour moi.)

Difficultés

Un changement de classe, et me voilà avec de nouveau camarades. Saviez-vous qu’une spécialité sciences d’ingénieur existe au baccalauréat marocain en série sciences mathématiques  ? Oui, elle existe bien. Mais c’est plus une deuxième langue étrangère qu’une branche qui débute au collège tel c’est le cas en France :I

C’est la spécialité que j’ai entamé et c’est la spécialité qui allait bousculer mon programme d’études. Je suis passé d’une classe niveau sciences d’ingénieur débutant, plus proche de mon niveau, à une classe niveau avancé, très avancé 🙁

Dans la méfiance, je suis parti voir un prof en sciences d’ingénieur pour avoir son avis. J’étais doublement surpris car ce prof m’a rassuré dans un premier temps et dans un deuxième temps il m’a proposé des cours particuliers gratuitement. Ces cours allaient me servir énormément pour progresser et atteindre le niveau moyen de la classe 🙂

Différences

Au Maroc, il y avait toujours un lien d’autorité entre un prof et son étudiant. En France, c’était une relation d’égale à égale qui produisait des débats dignes et enrichissants. C’est ainsi que j’ai appris que certains de mes professeurs étaient des anciens avocats, responsables RH ou cadres qui ont travaillé respectivement dans un cabinet, pour Renault et pour Kronenbourg :O

Avant d’arriver en France, j’ai toujours pensé que changer de langue signifiait une simple traduction littéraire sans impacts. Or, la majorité des blagues traduites ne sont plus aussi drôles. Les expressions marocaines perdent leur sens. Les noms et prénoms maghrébins se prononcent bizarrement. Et la signification des mots tradition, coutumes, culture, humour, habitudes, jours fériés, relationnel, et d’autres encore est totalement différente.

En anglais et mathématiques, j’étais très à l’aise. Mais en physique et sciences d’ingénieur j’étais noyé par la quantité d’informations à ingurgiter. En colle, je me classais respectivement premier et dernier :/ C’était le jour et la nuit. Le ying et le yang. Le haut et le bas. C’était très dur pour mon égo mais je n’ai jamais abandonné. C’était quitte ou double pour moi.

Au bout de 2 ans de préparation, c’était le concours. Juste avant, un mois de préparation intensive en groupe. C’était le mois le plus dur de toute ma vie. Dans une ancienne bibliothèque. Temps très limité. Déjeuner sans goût, un sandwich Simply avec Coca presque chaque jour. Et des camarades qui étaient très en avance sur moi en physique et sciences d’ingénieur 🙁

Le concours a duré quelques jours. Les résultats ont pris trop de temps pour arriver. Le stress était à son apogée. Mais à l’annonce des résultats, nous étions tous contents. Une très grande satisfaction m’a parcouru. Une plus grande satisfaction quand j’ai décroché l’école d’ingénieur avec un statut université que j’avais choisi, UTT; Université de Technologie de Troyes (cf. vidéo) 🙂

 

 

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