Toujours au bon endroit au bon moment

Une attitude positive, un mental solide et un objectif clair. Les 3 clés dont je me suis servi pour réussir à atteindre un objectif principal à l’âge de 18 ans. Poursuivre mes études supérieures en France. Pour illustrer mon propos, je vais partager avec vous l’une des expériences qui a eu le plus d’impacts sur ma vie personnelle et professionnelle. Une histoire vraie,  pleine d’émotions, de découvertes et de surprises.

1- Un choix

L’étranger. L’Europe. La France. Le premier pays, le premier continent et le premier endroit hors de mon pays natal, Maroc. La France fut un bon choix pour plusieurs raisons. Mais à l’âge de 15 ans je ne portais toujours pas mon attention sur ce pays. Un jour, de manière inattendu et lors d’un déjeuner familiale mon nom fut associé à la France. Mes parents discutaient avec mon oncle et tante qui habitaient là-bas la possibilité que je fasse un jour partie de leur foyer. Ce jour quitter le Maroc est tout à coup devenu une possibilité pour moi.

3 ans après, l’année décisive débuta. Au lycée, la norme était de faire des heures supplémentaires pour toutes les matières scientifiques. Ma mère m’a donc proposé de les faire ce que j’ai fu. Seulement à l’adolescence, j’avais aussi des propositions, égoïstes mais des propositions qui se faisaient recalées. Cela créait des tensions et des conflits que je n’appréciais guère et que je cherchais à éviter par tous les moyens.

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Par ailleurs, j’avais des camarades de classe qui dès le début de l’année s’agitait autour des candidatures vers la France. D’autres me parler des possibilités qui pouvaient se présenter une fois là-bas. D’autres encore me parlaient de la seconde chance et comme quoi il est possible de redoubler une année sans se faire virer de l’école. Cela me donnait clairement envie.

A la télé, je continuais à voir des victimes de l’immigration illégale qui cherchaient désespérément à traverser le détroit de Gibraltar avec des petits bateaux à la sauvette. L’enjeu étaient de taille pour eux. Ça me poussait à réfléchir.

D’un autre côté, j’avais ma grande sœur qui est parti faire son doctorat en France. Au départ, elle habitait chez ma tante dans la région Rhône-Alpes. Quelque temps après, elle s’est retrouvé seul dans la région Alsace. Il y avait donc une possibilité d’accompagner ma chère grande soeur et lui apporter un soutien moral.

2- Une préparation

Durant l’année du baccalauréat, je devais faire toutes les démarches administratives pour décrocher le sésame qui donne accès à la France. Au Maroc, c’est une norme pour le lycée public. Contrairement au lycée privé, où tout est pris en charge. Mon lycée c’était Ibn HAZM à Fès. J’habitais à 5min à pieds de ce dernier. Cela m’a beaucoup facilité les choses.

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Toutefois, cette année là j’ai compris que rien n’est acquis dans la vie. Que la vie est dur. Que la vie a toujours des surprises pour toi. Je n’avais pas de GPS. Enfin, si, les gens. Les gens pouvaient servir de GPS mais de première génération. Rien à voir avec Google Maps. J’ai dû prendre tous les moyens à ma disposition pour me déplacer convenablement. A pieds. A vélo. En taxi. Et en train.

En train surtout pour me rendre la première fois à Rabat. Après le deuxième paiement en passant par une banque fait à Campus France, un établissement en charge d’informer et de conseiller les étudiants étrangers, j’avais droit à un premier entretien pour discuter des opportunités éventuels en France (Classes préparatoires, DUT, IUT, BTS, etc).

Le jour J j’étais à Rabat, une ville gigantesque où je n’arrêtais pas de marcher, faute de moyens, pour me rendre à l’entretien en temps et en heure. A un moment donné, je voulais trouver un raccourci pour aller plus vite. C’est là que j’aie aperçu une jeune demoiselle de mon âge au milieu d’un vide désertique. Devant un feu rouge, elle arrivait du côté opposé. C’était l’occasion d’activer le GPS, le premier du nom. Je me suis donc arrêté dans ma lancée et j’ai pris un petit instant pour l’attendre. Le temps qu’elle s’approche de moi, je me suis mis à réfléchir à la manière dont j’allais m’y prendre.

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La question était simple. Mais je ne voulais pas heurter sa sensibilité. La file de voitures qui circulaient sur la route entre cette fille et moi commença à décélérer puis s’arrêta d’un frein sec. Le feu passa au vert. La demoiselle s’élança vers ma direction. Les battements de mon coeur s’accélérèrent. Je devais prendre mon courage à deux mains et poser la question de la meilleure manière qui soit. Je n’avais pas le choix et le temps pressait. Au milieu de la route, un contact visuel s’était établi. Un bon signe. Arrivée à mon niveau, je m’adressa à elle. Sa réponse était inattendu. Elle ignora toute ma présence et continua son chemin. Comme si de rien n’était.  C’était une belle douche froide. C’était inoubliable. Du jamais vu.

Tant bien que mal, je suis arrivé à destination à l’heure. L’entretien s’est bien déroulé. J’étais content au final. Rentré chez moi, le travail était loin d’être fini. Des allers-retours à la préfecture puis au consulat de Fès. Un test de connaissances en Français m’attendait pour avoir le certificat TCF nécessaire à la demande de visa. Des recommandations de profs et du directeur étaient à récolter. Dans et hors le lycée. Pour respecter les dates limites de plus de 50 candidatures, je me rappelle même m’être déplacé une fois chez ma prof de philosophie un vendredi matin après avoir récupéré son adresse auprès d’un membre du lycée.

 

3- Un départ

Le jour où j’ai décroché le pass. J’étais très content. C’était un long périple qui venait de se terminer. De nouvelles aventures et d’innombrables expériences insolites m’attendaient à l’autre bout du monde.  Mais avant, il fallait y être. L’heure était plutôt aux adieus et à la préparation de valises pour le long trajet à parcourir.

Le choix du moyen de transport était aisé. Mon oncle rentrait en France la semaine où j’ai appris la bonne nouvelle. Je l’ai accompagné en voiture. Après avoir traversé de très beaux paysages, j’étais enfin arrivé à la ville connue pour être la plus froide en France, Strasbourg. Une ville moderne, calme et verdoyante.

Tout était différent comparé au Maroc que je connaissais. C’était une nouvelle vie, une nouvelle culture, une nouvelle mentalité, un nouvel humour, un nouveau logement et un nouveau lycée et bien plus encore que  je devais et continue à explorer à mon rythme 🙂

Strasbourg:

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3 thoughts on “Toujours au bon endroit au bon moment

  1. J’ai bien aimé. Je voulais voir la suite de l’histoire. Même si je la connais par cœur et que je l’ai vécu avec toi. T un bon narrateur. Je t’aime fort mon frère.

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